Rétrospective : 2001-2002, la grande hutte de chasse à Picquigny

Les inondations du printemps 2001 avaient laissé les huttes de chasse en bien triste état. Si les indemnisations versées par l’assurance permirent aux chasseurs de réparer  eux-mêmes les dégâts causés à celle de Pirémont, il n’en était pas de même pour la grande hutte... 

L’opportunité même de sa réhabilitation était mise en question par la crainte qu’une nouvelle montée des eaux vienne réduire les travaux à néant. Dans le même temps, le locataire, peu soucieux de payer un loyer sans pouvoir chasser, manifestait son désir de mettre un terme au bail qui le liait à la commune. 

 

Allait-on laisser en ruine une partie du patrimoine communal ?

Les indemnités versées par l’assurance au titre de catastrophe naturelle et commune sinistrée permettaient heureusement d’envisager une autre solution. 

L’idée se fit alors jour d’une hutte “flottante” pareille à celles de la baie de Somme....

On retrousse les manches

À l’initiative de Jacky Forestier, alors adjoint au maire, les chasseurs se constituèrent en association dont Stéphane Audegond fut élu président.

Aidés des membres du conseil, et des employés communaux, les chasseurs se chargèrent de la démolition, de l’élimination des encombrants et de la réalisation de la dalle de béton : douze mètres cubes de béton à transporter à la brouette sur plus de cinq cent mètres sur un sentier dallé qu’il a fallu refaire entièrement pour l’occasion.

Une hutte flottante

Pendant ce temps, l’entreprise Quin de la Chaussée-Tirancourt confectionnait un bac flottant de neuf mètres sur trois en acier galvanisé.

 

 

Il restait cependant à transporter le bac à travers le marais pour le mettre en place.

 

L’entreprise Van Overshelde se chargea du transport “terrestre” du bac (rendons hommage à la maestria du jeune conducteur qui sut acheminer sans encombre, à travers le marais ce convoi pour le moins exceptionnel !)

Le chemin carrossable s’arrêtant  à quelques centaines de mètres de l’emplacement prévu, le bac (bonne occasion de vérifier s’il flottait) effectua par la voie des eaux l’ultime partie de son parcours. 

Une belle réalisation